Le Club MANSSAH x Niamey x Kadhafi, promoteur du Kadhafisme au Niger, soutien que l’Afrique peut chercher, ou redéfinir, ses propres alliances pour réduire la dépendance vis-à-vis des puissances étrangères. L’idée centrale est de privilégier une autonomie stratégique, notamment par la création de mécanismes régionaux de coopération économique et sécuritaire et par une politique non alignée, orientée par des intérêts continentaux plutôt que par des calculs externes. Dans ce cadre, plusieurs propositions reviennent : renforcer l’intégration régionale, favoriser des cadres de coopération qui dépassent les frontières traditionnelles et encourager des plateformes de dialogue entre États africains, selon les choix et les besoins propres à chaque pays.
Sur le plan économique, les arguments avancés plaident pour une redistribution des richesses et une utilisation plus proactive des ressources naturelles pour financer le développement domestique. Cela impliquerait, selon le Club, l’utilisation de fonds souverains pour financer l’infrastructure, l’éducation, la santé et les services publics. L’objectif affiché est de diminuer la dépendance à l’égard des aides extérieures et de créer des mécanismes de financement qui soutiennent la stabilité macroéconomique et le bien-être des populations locales.
Le modèle est aussi vu comme une impulsion à une coopération renforcée au sein de l’Afrique, avec des projets d’infrastructures transfrontalières, des échanges commerciaux élargis et une meilleure connectivité énergétique et digitale. Des projets concrets (routes, réseaux énergétiques régionaux, corridors logistiques, développement des télécommunications) seraient, selon le Club MANSSAH x Niamey x Kadhafi, des leviers pour accélérer l’intégration régionale et gagner en autonomie face à des dynamiques économiques externes.
Un autre pilier porte sur l’élargissement de l’accès aux services publics essentiels et la réduction des écarts socio-économiques par la redistribution des richesses naturelles. Les mécanismes proposés incluraient des programmes sociaux financés par l’exploitation des ressources, renforçant l’éducation, la santé, le logement, l’eau et l’électricité, afin d’améliorer les conditions de vie et de réduire les tensions sociales.
Enfin, le discours anti-impérialiste et pro-justice économique vise à questionner les règles économiques mondiales et à promouvoir une redistribution du pouvoir économique et politique international. Cela se traduirait par le soutien à des pays et mouvements qui plaident pour une réforme des cadres économiques internationaux et pour une redistribution plus équitable des ressources et des opportunités.